Si vous avez eu à constituer votre liste de mariage, vous le savez bien il existe autant de verres différents que de boissons coutumières : Grands verres effilés pour les boissons à bulles ou coupes plates (de même contenance), verres ballons pour les vins rouges ou blancs, petits verres à liqueur, verres trapus à fond lourd pour les whiskies et chopes pour les bières, etc.
C’est qu’au fil du temps les contenants ont évolué. Il fallait s’adapter et obtenir qu’un verre satisfasse coûte que coûte cette sensation attendue par le buveur d’alcool.
Du coup, les alcools forts sont présentés dans des verres plus petits. Les alcools plus dilués sont présentés dans des verres plus volumineux.
LE RÉSULTAT OBTENU PAR LE BUVEUR CORRESPOND DONC TOUJOURS AU RÉSULTAT RECHERCHÉ : une sensation particulière due à l’imprégnation alcoolique.
Cette sensation sera donc la même après consommation d’une canette de bière qu’après la consommation d’un verre à liqueur d’alcool fort.
Ainsi, contrairement aux idées reçues toutes les quantités consommées correspondent à une dose de 10 grammes d’alcool pur.
L’idée est répandue que la canette de bière du fils est moins « grave » que le whisky du père. Il n’en est rien !
L’Organisation Mondiale de la Santé est un organisme international basé à Genève qui étudie hors de toute contrainte des laboratoires et des gouvernements, pour tout dire en toute indépendance, les améliorations possibles sur la santé des habitants de la planète.
Elle intervient sur le paludisme, la rougeole en Afrique et bien sûr aussi sur les addictions de nos concitoyens...
À ce titre, elle a défini « des normes » sur les quantités d’alcool à ne pas dépasser. Le terme de « normes » est ici abusif. Il s’agit non pas de la quantité qu’il est normal de boire mais bien de la quantité au-delà de laquelle commence un réel danger pour la santé.
Surprise ! La dose acceptable pour la femme est inférieur d’un tiers à la dose acceptable chez l’homme. N’y voyez pas un quelconque sexisme. Simplement, si les femmes ont de plus petits poumons, ce que chacun comprend, elles ont aussi un foie plus petit et des voies métaboliques moins performantes pour « digérer » l’alcool.
A noter que l’OMS ne sait pas bien compter : si la dose à ne pas dépasser chez l’homme est de trois verres par jour, et s’il faut un jour entier par semaine d’abstinence la dose hebdomadaire est de 6 jours x 3 verres = 18 doses et non pas 21 comme annoncé par erreur (mathématique).
À quoi sert ce jour d’abstinence ?
Il sert à « rincer » l’organisme de ses contaminations antérieures par l’alcool, MAIS AUSSI, il sert à vous montrer que vous n’êtes pas déjà dépendant. Si vous butez sur une impossibilité à réaliser cet arrêt de 24 heures, attention, consultez d’urgence c’est un signe inquiétant.
Vous trouverez aussi dans le tableau ci-dessous les cas particuliers pour lesquels
ALCOOL = TOLÉRANCE ZÉRO.
La question est souvent posée : à partir de quelle dose ma consommation d’alcool me met-elle en danger ? La réponse est navrante : dès la première dose d’alcool les réflexes sont diminués en cas de nécessité de gestes précis (conduite automobile, chirurgie, conduite d’engins professionnels, etc.). De même il est maintenant démontré que des alcoolisations même très minimes majorent le risque de cancer.
Comme on voit ci-dessous il existe une ligne continue entre le premier verre de bière et le coma mortel. Mais où que l’on se situe sur cette ligne le danger consécutif à la consommation d’alcool est bien présent.
CSAPA Jura-Sud  
Centre de Soins, d’ Accompagnement et de Prévention en Addictologie
Vivre sans cannabis